Dépêche No. 005 · Vol. 2025 · Jour de bureau · Essai personnel · Excellence

Le Sommet : un guide pratique pour trouver ton « pourquoi »

Survive Backpacking

Quoi faire dans le calme après la crise, quand t’as survécu mais qu’il te faut encore une raison pour faire le prochain pas.

Note de terrain de 2025. Une dépêche personnelle, dans un autre registre que les protocoles.

Le Sommet : un guide pratique pour trouver ton « pourquoi »
Jour de bureau

Journée de bureau au camp de base. Une note personnelle sur le calme après une crise, et les quatre questions dont je me suis servi quand la vieille carte n’existait plus.

T’as déjà eu ce feeling-là après une tempête? La crise est finie, la poussière est retombée. T’as survécu. Mais là, t’es juste… debout dans le silence.

Et la grosse question te frappe : « Pis là? »

Juste survivre, c’est la mission quand t’es au fond du baril. Mais tu peux pas vivre là pour toujours. Pour commencer la vraie montée, il te faut une direction. Un sens. Un « pourquoi ». À quoi elle sert, cette montée?

Quand j’étais dans ce silence-là, vide, après que mon monde s’est écroulé, j’ai sorti un outil que j’avais déjà dans mon sac, un outil dont je m’étais déjà servi pour retrouver le sentier. C’est une idée japonaise qui s’appelle l’ikigai (ça se prononce i-ki-gaï).

Là, ce n’est pas un concept magique ou mystique.

Vois ça comme une boussole pour ton instinct. C’est une façon pratique de trouver ta direction quand la vieille carte n’existe plus.

Tout revient à répondre à quatre questions simples et honnêtes.


Les quatre points cardinaux

Prends un cahier ou ouvre juste une nouvelle note sur ton téléphone. Rendons ça concret. Je veux que tu notes les premières choses qui te viennent en tête pour chacune. Pas besoin de trop réfléchir.

1. Qu’est-ce que tu AIMES? C’est quoi, les affaires que tu fais qui te font perdre la notion du temps? Les choses que tu ferais gratuitement juste parce qu’elles t’intriguent vraiment. Ça peut être la randonnée, jouer à un jeu vidéo, les conversations profondes, cuisiner, bricoler. Écris-en quelques-unes. Pour moi, ça a toujours été d’explorer de nouvelles places et de connecter avec le monde.

2. Dans quoi es-tu BON? C’est quoi, tes compétences? Pas juste ton titre de poste. Es-tu quelqu’un qui écoute bien? Es-tu habile de tes mains? Es-tu un organisateur hors pair? Es-tu solide comme le roc, capable d’endurer n’importe quel travail physique? Pense à tes talents naturels et aux compétences que t’as gagnées à la dure. J’ai appris que j’étais bon pour passer à travers des situations difficiles et rester calme sous pression.

3. De quoi le monde a-t-il BESOIN? Regarde autour de toi. Quel problème te frustre? Qu’est-ce que t’aimerais pouvoir régler pour les autres? Pas besoin que ce soit « mettre fin à la faim dans le monde ». Ça peut être « les gens ont besoin d’un endroit sûr pour parler », ou « les gens ont besoin de conseils honnêtes pour voyager avec un petit budget », ou « les gens ont besoin de savoir qu’ils sont pas seuls après s’être fait arnaquer ». Ça te dit quelque chose?

4. Pour quoi peux-tu être PAYÉ? Soyons honnêtes, faut bien survivre. Quelles compétences t’as pour lesquelles quelqu’un te paierait? Ça peut être ton ancienne job, un projet à côté, un métier. L’idée, c’est que le voyage puisse durer.


Trouver ta direction

Regarde tes quatre listes. Tu vois des recoupements? Des liens?

Peut-être que t’aimes la photo, que t’es bon pour mettre les gens à l’aise, que le monde a besoin de plus d’histoires authentiques, et que tu pourrais être payé pour des séances portrait. Bang. C’est ça, la direction.

Peut-être que t’aimes être dehors, que t’es bon pour le travail physique dur, que le monde a besoin de nourriture plus durable, et que tu pourrais être payé pour travailler sur une ferme. Bang. Une autre direction.

Maintenant, voici la partie la plus importante :

Capote pas en essayant de trouver la seule réponse parfaite qui rentre dans les quatre cercles. C’est la meilleure façon de rester paralysé.

L’ikigai n’est pas une destination. C’est une direction. C’est la direction générale que pointe ta boussole. Des fois, tu vas faire quelque chose juste parce que t’aimes ça. Des fois, tu vas prendre une job juste pour être payé. C’est correct. C’est de la survie.

Mais cette boussole t’aide à faire de meilleurs choix. Elle t’aide à faire le prochain pas, pis le suivant, dans une direction qui te semble juste.

Quand mon monde a brûlé, c’est le cadre dont je me suis servi pour le rebâtir. C’est comme ça que Survive Backpacking a repris vie.

Mais voici le vrai secret : l’ikigai n’est pas figé. Il grandit avec toi. Le mien le prouve. Au début, mon ikigai, c’était le voyage. Ensuite, après que tout s’est effondré, c’est devenu la reconstruction. Maintenant, c’est de partager cette remontée en temps réel, en te donnant la boussole et le bouclier que j’aurais aimé avoir.

Survive Backpacking, c’est mon ikigai en action, et il va continuer de grandir et d’évoluer avec moi.

C’est le « pourquoi » qui alimente ma montée.

Tout se joue dans le chemin pour devenir.

À ton tour.


Ta remontée, ce n’est pas juste une question de survie. C’est une question de devenir. L’ikigai, c’est ta boussole pour le sommet, le « pourquoi » qui rend le « comment » possible.

👉 Télécharge gratuitement la fiche de travail Ikigai dans la section the Gear.

Ton sommet t’attend. Continue de monter.

Un petit rappel du chemin, pour quand le brouillard tombe.

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